Burnout :
démarche personnelle de révélation de soi

Sujet d’actualité, le burnout trouve de plus en plus sa place dans la société d’aujourd’hui, où tout se veut « ici et maintenant », « plus et mieux » et surtout « vite, toujours plus vite ». Cette demande exigeante est en réalité contre-productive dans le sens où elle est en décalage profond avec le rythme biologique de l’être humain qui ne peut accompagner la vitesse imposée par nos actuels outils technologiques et par cet idéal « de l’économie à tout prix », entrant dans une sorte de rupture. 

L’évolution ainsi vue n’en est plus une dans la mesure où elle ne prend pas en compte le développement de l’individu (l’humain), nous sommes donc plus dans une involution ou évolution inversée, qui contraint et asservi au lieu de libérer et déconditionner. Et c’est dans ce brouhaha, où nous fonctionnons souvent un peu en mode automatique (métro-boulot-dodo) que nous nous laissons prendre dans les mailles d’un quotidien qui ne laisse plus de place au Soi : nous nous retrouvons engloutis, étouffés et réalisons un jour que nous sommes devenus l’ombre de qui on est bien au fond de nous.  

Et le burnout dans tout cela ?

Le burnout ou syndrome d’épuisement professionnel  est la résultante psychologique et physique des conditions de vie, de travail et de l’environnement dans lequel tout un chacun vit. Il sera bien sûr accentué en fonction du degré de démotivation, de frustration et de souffrance qui conduisent l’individu à subir sa vie au lieu de la vivre.

Regardons à présent quelques modèles et définitions...

Le burnout n’est pas nouveau, à travers les temps, nous avons des récits de personnes (intellectuels, prophètes, écrivains, artistes, etc) qui ont été exténués par cet excès ou compulsion de travail. Ce sont les dramatiques situations récentes qui ont remis ce sujet à l’ordre du jour.

Depuis les années 70, nombreux sont les chercheurs et les psychologues qui se sont penchés sur cette problématique. De leurs études, plusieurs modèles et des théories sont nés dans la tentative de mieux comprendre ce syndrome qui a de lourdes conséquences sur la santé de celui qui le vit, pouvant parfois même être violentes, traumatisantes, avec des séquelles qui perdurent dans le temps. Certains de ces modèles présentent des phases ou des étapes qui conduisent l’individu à un profond épuisement, d’autres proposent une approche plus sociologique, clinique et/ou conceptuelle. Si sur la forme ces modèles sont tous différents, sur le fond à mon sens ils sont bel et bien complémentaires, car chacun apporte un angle de vue différent.

Le modèle le plus connu est celui de Christina Maslach, psychologue américaine, qui définit en 1982 le burnout comme « un syndrome d’épuisement émotionnel, de dépersonnalisation et de perte du sentiment d’efficacité personnelle, susceptible de survenir chez des sujets travaillant, de quelque façon que ce soit, avec d’autres êtres humains. Il s’agit d’une réaction à la charge émotionnelle chronique naissant lorsque l’on s’occupe durablement d’autres personnes, en particulier lorsqu’elles sont dans le besoin ou ont des problèmes ». Elle a identifié 3 phases de progression : 1) épuisement émotionnel et physique, 2) dépersonnalisation et 3) efficacité réduite, qui mènent l’individu à un épuisement global.

Un autre modèle intéressant est celui de Cary Cherniss (1980) qui définit le burnout comme « un processus où se retranche un collaborateur jusqu’ici impliqué, en réaction aux exigences et au fardeau de son travail ». C’est considéré une approche dynamique, aussi composé de 3 phases : 1) stress professionnel (décalage entre les demandes et les capacités), 2) arrêt (prédominent des sentiments de peur, tension, irritabilité, fatigue, épuisement) et 3) maîtrise défensive (repli sur soi, cynisme, décrochage émotionnel).

En 1998, Schaufeli et Enzmann proposent la définition suivante : « Le burnout est un état d’esprit durable, négatif et lié au travail affectant des individus ‘normaux’. Il est d’abord marqué par l’épuisement, accompagné d’anxiété et de tension (distress), d’un sentiment d’amoindrissement de l’efficacité, d’une chute de la motivation et du développement de comportements inadaptés au travail. Cette condition psychique est progressive et peut longtemps passer inaperçue du sujet lui-même. Elle résulte d’une inadéquation entre les intentions et la réalité professionnelle. Le burnout s’installe en raison de mauvaises stratégies d’adaptation associées au syndrome, souvent auto-entretenu »

De par ses caractéristiques, il est difficile d’avoir un modèle ou une définition du burnout qui fasse le consensus, puisque ses manifestations et sa symptomatologie varient en fonctions des individus et du contexte dans  lequel ils se trouvent. C’est une des raisons qui font que la reconnaissance en maladie professionnelle soit si difficile.

Des modèles théoriques, il y en a bien d’autres ! Mais je vous propose à présent mon point de vue, ma théorie : une approche empirique basé sur mes connaissances, mon expérience personnelle et sur ce que j’ai pu observer.  

Ma théorie, mon modèle empirique

Le burnout est, pour moi, le point culminant d’un enchaînement de causes intérieures, révélées par des causes extérieures. – M. Gomes (2018)

De ce fait, plus simple et global, mon modèle tient compte des aspects liés à l’individu lui-même (son histoire personnelle, son vécu, sa culture, ses croyances, son contexte familial, etc. ce que j’appelle les causes intérieures) et de ce qui est extérieur à lui (le travail et ses conditions, l’environnement professionnel, les relations interpersonnelles, etc. ou les causes extérieures), qui fonctionnent ainsi comme l’élément déclencheur ou révélateur des causes intérieures, sans lequel le burnout n’aurait pas lieu.

 

Le burnout ou syndrome d’épuisement professionnel est bien plus qu’un épuisement professionnel, car il envahit toutes les sphères de la vie d’un individu : de la santé physique à la santé psychologique, des relations professionnelles aux relations personnelles, de la perte de motivation professionnelle à la perte de motivation globale dans la vie, d’enthousiasme, conduisant parfois même à la perte d’envie de vivre, car les sentiments, émotions et comportements négatifs vont contaminer tout l’écosystème de celui qui le vit.

Mais comment le travail devient-il le facteur déclencheur du burnout ?

Le travail est censé être une source d’épanouissement. En vrai, il s’agit d’un contrat ou d’un échange commercial entre un individu et une société, où l’un fournit une prestation (intellectuelle ou manuelle) et l’autre une rémunération pour cette même prestation, garantissant certaines  conditions de travail, qui feront de lui une expérience optimale ou non. Et c’est précisément ce point qui est très important : c’est dans la non-assurance de ces conditions de travail (pour des raisons les plus diverses et variées) que tout se joue. Elles devraient en effet permettre de construire une relation au travail saine et équilibrée, mais au lieu de cela c’est tout l’inverse qui se produit.

 

Les éléments-clés qui vont mener une personne au burnout sont : le stress et la pression, la charge de travail, les relations dysfonctionnelles, l’investissement et l’engagement, les attentes et la reconnaissance, les horaires atypiques, etc.

Chacun de ces éléments-clés est une pièce du puzzle et il y en bien sûr d’autres, il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, mais des points qui reviennent le plus souvent. Il serait intéressant de les approfondir, mais cela se fera au cours des articles et des vidéos publiés.   

Une idée à retenir :

On ne tombe pas seul en burnout. C’est lorsque les conditions d’une expérience optimale de travail ne sont pas réunies qu’un individu entre dans une spirale infernale, dont il est difficile de s’extraire.

Qu’est-ce qu’une expérience optimale de travail ?

C’est un travail fait dans le respect mutuel (individu-entreprise, entreprise-individu), dans l’écoute et la bienveillance, dans le respect de ses capacités vis-à-vis des demandes et sollicitations, et de ce qui a été convenu lors du contrat signé.

Lorsque ces conditions sont réunies, l’individu vit à mon sens une expérience optimale de travail qui pourra éventuellement l’amener à s’épanouir, mais surtout, à le vivre dans la joie et l’enthousiasme, ce qui aura une incidence positive dans sa vie professionnelle et personnelle. Un individu heureux est sans aucun doute plus performant et optimiste ! Une expérience professionnelle devient alors optimale dans la vie d’un individu.

Ma vision : le burnout comme une voie de sortie

Lorsqu’un individu prend conscience qu’il est en burnout, la question s’impose : comment en sortir ?

Et si la vraie question derrière cette question était plutôt : comment vivre ce nouveau soi qui est en train de jaillir du plus profond de nous ?

On sort du burnout en le traversant, mais qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Tout d’abord, il faut le vivre et l’accepter car c’est la première étape vers l’acceptation de soi. On peut dire que le burnout est la manifestation d’une rupture existante en soi, le décalage entre ce que nous étions et ce que nous sommes : c’est précisément parce que notre monde extérieur n’est plus aligné avec notre monde intérieur que nous vivons cette rupture qui nous emmène à la recherche de nous-même. Le travail a été le déclencheur, car certaines situations vécues ont fait écho à notre propre histoire et vécu personnel qu’il est, à présent, nécessaire d’aller regarder et comprendre. C’est le seul moyen de construire des nouvelles fondations.

C’est alors qu’un autre voyage commence : le retour à soi.

Le burnout devient ainsi une sorte « big-bang intérieur » qui nous ouvre vers un autre univers à l’intérieur de nous-mêmes. On est dans la « révélation de soi », dans la dé-couverte de qui nous sommes et d’un nouveau sens dans notre vie. Nous entrons dans une expansion de conscience, là où nous pouvons en effet aller plus loin et vivre notre vérité, dépoussiérant et sortant des vieux codes sclérosés qui nous ont été imposés par la société. C’est une opportunité de construire autrement : mieux et plus solide. Une vie en parfait accord avec notre monde intérieur.

Pourquoi un blog pour aider tout un chacun à sortir du burnout ?

Cette idée m’est venue pour partager ce qui a fonctionné pour moi, ce que j’ai découvert, mes trouvailles, mes créations sur ce sujet et bien d’autres ! C’est en ayant un jour vécue cette expérience que j’ai réalisé qu’il s’agissait en fait d’un riche apprentissage qui m’avait paradoxalement  ouvert les portes d’un nouveau monde en moi.

Peut-on sortir du burnout et aller vers plus de bonheur ?

Oui, oui et oui !! Il est tout à possible de sortir d’un burnout et construire une nouvelle vie. Plus que des thérapies, programmes et outils, il y a quelques clés qui vous conduisent vers plus de bonheur :

> se poser les bonnes questions

> mieux se connaître

> changer de point de vue

Toutes les expériences qui nous arrivent dans la vie, que ce soit un burnout ou une autre, ont pour seul but de nous faire vivre des émotions et de vous révéler à vous-même. Une expérience aussi riche et intense que le burnout n’arrive pas par hasard : on part d’une souffrance pour briser un toit de verre et aller vers plus de bonheur et de jouissance. Au passage, nous apprenons à construire une vie bien plus adaptée à qui nous sommes et à nos désirs, c’est en ça que le burnout devient une opportunité : nous nous ouvrons à la possibilité de vivre soi, de trouver notre lumière intérieure et un nouvel équilibre de vie.

Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit. – Khalil Gibran

​Vous voulez savoir si vous êtes en burnout ?

Ou si vous approchez de la limite ?

Recevez gratuitement l'ebook "Suis-je en burnout ?".

​Faites le test et agissez maintenant ! Votre vie n'attends que vous 😉

Fermer le menu
×
×

Panier