Burnout maternel : mieux le comprendre

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Si le burnout est plus abordé sous le prisme de l’épuisement professionnel, il peut aussi se manifester dans d’autres sphères de la vie, comme la parentalité. Dans ce cas, il est ainsi appelé burnout maternel ou parental.

Parce qu’il est facile de vite se sentir dépassé par son rôle de mère (ou de parents) et par toute la pression qui peut en découler, Natacha Guillaume du blog Heureux Sans Couches nous parle de ce qu’est le burnout maternel et nous livre son témoignage touchant, ainsi que ses conseils. Une prise de conscience pour toutes celles qui se sentent épuisées… 

Article invité

Auteure : Natacha Guillaume, maman & bloggeuse
Blog : https://heureux-sans-couches.com/

En parlant de burn-out, on peut également en faire même « sans » travailler. Beaucoup de mères, malheureusement, l’ont vécu. Cela se nomme le burn-out maternel…

Je suis partie à la rencontre, virtuelle, de quelques-une d’entre elles. Mais pas tant que ça en fait, tellement le sujet est tabou ! Je pense que beaucoup ont eu peur ou pas envie d’en parler. Mais le pire, c’est certainement que beaucoup s’ignorent…

Le burn-out, qu’est-ce que c’est ?

Burn-out, en anglais, ça veut dire « brûler », « griller ». C’est un phénomène qui peut arriver aux travailleurs lorsqu’ils sont en situation de surmenage. Ils travaillent trop, trop tard, trop longtemps. Ne sont plus satisfaits de leur travail. Le burn-out est une point de non-retour que beaucoup de travailleurs connaissent ou connaîtront dans leur vie. Il s’agit d’une fatigue émotionnelle et physique intense, associée à un dégoût de son travail, des autres, et même de sa vie en général, parfois. Il peut aussi y avoir une impression d’enfermement, de tristesse quasi-permanente, de solitude. Un jour, c’est l’explosion. Certains s’enfoncent dans une grave dépression, d’autres perdent temporairement l’usage de leurs jambes, ou de la parole, parmi tant d’autres conséquences…

Mais alors, le burn-out maternel, qu’est-ce que c’est ?

La programmation maternelle primitive

Une femme, lorsqu’elle devient mère, acquiert ce que l’on appelle la programmation maternelle primitive. En fait, son cerveau se reprogramme, en quelque sorte. Il revoit l’ordre de ses priorités. Celles-ci étant, en tout premier lieu et loin devant toute autre, pourvoir au bien-être physique et psychique de son enfant. Une mère ne peut pas faire autrement, c’est naturel. Elle pensera d’abord à son bébé.

Puis à elle.

Quand le burn-out maternel pointe le bout de son nez

C’est pourquoi dans certaines familles, nombreuses, avec plusieurs enfants en bas âge, avec un bébé aux besoins intenses (BABI), un bébé aux besoins particuliers, en situation de handicap, avec des jumeaux voire des triplés, monoparentales (liste non-exhaustive), les mères ont tellement à faire qu’elles s’oublient, et sombrent.

burn-out maternel
arvndvisual

Les symptômes

La plupart du temps, les mères qui font un burn-out maternel :

  • ressentent une intense fatigue

  • font des malaises répétés

  • ont un dégoût de la vie

  • ont des envies de tout quitter, de partir loin

  • ne supportent plus rien ni personne

  • peuvent devenir violentes physiquement ou verbalement avec leur conjoint ou avec leurs enfants

  • peuvent tenter de se suicider

Le burn-out maternel, une maladie sournoise

De la fatigue, tous les parents du monde en ressentent, n’est-ce pas ? C’est là qu’est le piège, il me semble. J’ai moi-même été dans cette situation et plus d’une fois, avec mes deux enfants d’âge rapproché, mon travail à assurer, et mes deux blogs à tenir…

J’ai déjà pu cocher plusieurs autres cases dans les symptômes listés ci-dessus. Alors, je reste sur mes gardes et tente, par-ci par-là de prendre soin de moi. Je tente de me reposer plus, ne serait-ce que 10 minutes pendant que les enfants font la sieste. C’est un moment où je travaille sur mes blogs.

burn-out maternel
SofiZborilova

Il faut alors que je coupe le son et l’image dans mon cerveau.

Et ça, ce n’est pas facile. J’ai, pour cela, très souvent recours à mon stylo et à mon bloc-notes. On peut aussi utiliser une application sur smartphone, un dictaphone, un pense-bête aimanté… Cela m’est nécessaire afin de vider ma tête des pensées parasites qui m’empêchent d’avoir l’esprit libre pour prendre du repos de manière efficace. Même si je ne m’endors pas, le fait d’avoir le silence, complet ou presque est déjà tellement reposant !

D’autres trucs et astuces pour vraiment se reposer

Vous pouvez faire du yoga, de la méditation, aller papoter avec vos copines autour d’un verre…

L’idée est de passer un moment sans les enfants en ne pensant qu’à vous.

Et là, énormément de mamans (dont je fais moi-même partie) vont dire : “Oui, mais, moi, j’ai pas le temps!”.

Ou alors “Oui, mais, je peux pas, je culpabilise trop!”. Ou bien encore “Je n’ai confiance en personne d’autre que moi pour garder mes enfants, je ne veux pas les laisser!”.

Comme je vous comprends… Cependant, nous n’habitons pas dans un pays où les mœurs sont restés traditionnels et où tout le village prend part à l’éducation des enfants. Nous sommes isolées et nous nous occupons bien souvent seules de nos enfants. L’entourage n’est pas forcément de confiance ou assez connu de nos enfants pour que nous puissions être sereines. L’important est d’être d’accord avec cela, tout d’abord. Et de comprendre que vous avez besoin d’un temps pour vous. Cette soupape de décompression est nécessaire, quelle qu’elle soit. Ensuite, il vous faut trouver quelqu’un en qui vous avez une confiance aveugle. Vous ne devrez pas être envahie de pensées parasites pendant votre moment à vous.

Le danger

Je pense que beaucoup de femmes étant en situation de burn-out maternel s’ignorent. Le premier symptôme étant la fatigue. Comme je le disais plus haut, tous les parents du monde peuvent se sentir fatigués, un jour ou l’autre, ou par période. Le véritable danger étant de ne pas se rendre compte de l’état de fatigue dans lequel on se trouve.

Dès que je commence à m’énerver facilement, à me sentir fatiguée dès le matin, voire dès le réveil, à ne pas avoir envie de me lever… je tente de prendre plus de repos, ne serait-ce que par petites touches. J’essaie de faire du mieux que je peux.

Une maladie tabou

Le burn-out maternel est, comme beaucoup d’affections qui touchent les femmes dans leur maternité, très tabou. Tout d’abord parce que la plupart des femmes a honte, selon moi. Il est difficile de trouver quelqu’un à qui parler et en lequel on a toute confiance. Beaucoup ont peur de ne pas être prise au sérieux.

burn-out maternel
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La fatigue maternelle est très souvent minimisée, surtout lorsque la femme est au foyer.

De plus, une femme qui se plaint d’être fatiguée pourrait avoir peur qu’on la taxe de ne pas heureuse d’être mère ! Ce qui est proprement inacceptable…

Beaucoup de pression pèse sur les épaules des mères : elles doivent être heureuses, aimer leurs enfants, avoir de beaux enfants bien élevés, être bonne cuisinière, avoir une maison propre et bien rangée, travailler, aimer leur travail, avoir un travail suffisamment rémunérateur mais moins que celui de leur mari, être cultivée et intéressante… En fait, elles doivent être parfaites. Et si elles ne sont pas contentes, on pourrait leur dire qu’elles ne devraient pas demander la parité, alors (du vécu) !

Le burn-out maternel est une vraie maladie, souvent ignorée et parfois incomprise. C’est ce qui la rend si grave. Le problème étant qu’ensuite, il faut trouver le bon réseau de praticiens afin de nous aider à sortir de ce carcan. C’est comme pour faire garder ses enfants : la confiance est de mise. Quelle que soit cette personne, même si c’est une amie qui vous écoute avec bienveillance et sans jugements, c’est déjà énorme! Le plus important à mon sens est de trouver la personne qui vous convient, à vous. Si une amie vous aiguille vers un professionnel qu’elle adore mais que celui-ci ne vous plaît pas, allez en voir un autre.

Je n’ai pas trouvé d’association qui reçoit des femmes pour parler de leur burn-out maternel. Si vous en connaissez, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires. Cela aidera certainement d’autres mères en quête d’un endroit où elles seront entendues…

Natacha

 
 
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Maryline Gomes

Maryline Gomes

#écrivain #psycho #chercheuse #burnout #bonheur #émotions

Je cherche à comprendre comment notre monde émotionnel crée notre réalité. Partie à l'aventure depuis un moment, au fil de mes trouvailles je découvre que la vie est magique...

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